Transform Africa : la digitalisation pourra-t-elle unifier les pays africains ?

Le 3ème sommet de Transform Africa a réuni, du 10 au 12 mai 2017, près de 4000 participants au Centre des Congrès de Kigali.

Le congrès de la transformation digitale africaine, présidé par le président rwandais Paul Kagame, a vu participer 300 maires, des acteurs et régulateurs des télécoms, des dirigeants d’organisations régionales et internationales, des leaders de l’industrie ICT, des startupers et des investisseurs, des ONG et des acteurs académiques.

Organisé par l’Alliance Smart Africa, ce congrès a été l’occasion d’élargir cette organisation internationale de 18 à 22 membres, avec l’accueil du Cameroun, de la Tunisie, du Sao Tome et Principe et de l’Afrique du Sud parmi ses membres, tandis que le Nigeria a exprimé son intention de rejoindre prochainement l’Alliance.

Membres de Smart Africa Alliance

 

Le congrès a suscité un fort engouement de pays partenaires de l’Afrique, avec notamment des délégations importantes venues de Corée du Sud, de Russie, du Japon et d’Estonie.

La séance de clôture a été l’occasion de rappeler les progrès spectaculaires du continent en matière de connectivité et d’éducation, présentés comme les leviers les plus certains du rapprochement des pays africains. La téléphonie mobile et les données 3G/4G sont désormais abordables dans l’ensemble des pays africains et le roaming à l’étranger à bas coût est une réalité qui contribue de manière déterminante à la collaboration régionale. Dans le domaine de l’éducation, l’équipement des écoles et universités constitue déjà un stock de 250 millions de terminaux mobiles qui constituent un marché applicatif et une opportunité éducative significatifs. De manière générale, l’Afrique a accéléré l’équipement digital des hôpitaux, des aéroports, des espaces publics et autres points de concentration urbaine.

Le directeur exécutif du programme Smart Africa, Dr Hamadoun Toure, a profité de cette clôture pour rappeler les nombreuses contributions du congrès Transform Africa au chantier de la transformation digitale africaine :

  • Le manifeste de l’Alliance « Smart City Blueprint » a été dévoilé ;
  • Le Master Plan Rwanda Smart City a été publié, donnant lieu immédiatement à la signature de 50 M$ de contrats pour en initier l’implémentation ;
  • La déclaration “Africa’s Women and girls” de Kigali pour « l’inclusiuon des femmes au cœur de la révolution TIC », telle que présentée par la Première Dame du Rwanda. C’est dans ce cadre qu’a été remis à une entrepreneuse kenyane le prix Miss Geek Africa 2017 qui lui permettra de mener à bien ses recherches sur la digitalisation du transport en Afrique ;
  • La nomination d’un consul des régulateurs télécoms africains ;
  • Plus de 40 000 $ investis dans des start-ups ;
  • 8 conventions d’ententes (MOUs) ont été signés, dont 4 engageant l’Alliance Smart Africa.

Fait le plus marquant de ce congrès, le Niger et le Rwanda ont signé un mémorandum d’entente en matière d’échanges dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Ces collaborations de tous genres suscitent les plus grands espoirs pour les dirigeants africains : « Il faut pouvoir compter sur les nouvelles technologies pour concevoir notre propre vision pour l’Afrique », conclut Jean-Philibert Nsengimana, le ministre rwandais des TIC et de la jeunesse.

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